Nouveau blog....

Nouveau blog....
Maaaaa viiieeee...
Rien de spécial me direz vous...et pourtant!
J'en ai toujours plus à vous raconter entre les plongées dans le monde du silence, les aventures dubosciennes avec les fofolles ou tout simplement des escapades sous les gratte ciels new yorkais, les arbres géants des forets pluvieuses de l'ouest canadiens ou les randos dans les rocheuses canadiennes....

Alors voilà j'ai décidé de changer le serveur de mon blog pour pouvoir en mettre plus et dans de meilleures conditions...
Pas mal de voyages et de découvertes, une année au Canada et depuis janvier 2006 mon année en Pologne....Je ne pense pas que vous etes pret d'en voir le bout!
Bon voyage dans mon petit univers!

http://pavlov59.over-blog.com/

"la sagesse c'est d'avoir de grands reves pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit" Oscar Wilde

# Posté le lundi 16 mai 2005 23:42

Modifié le vendredi 30 juin 2006 16:32

episode 16

episode 16
Mais qu'est ce que c'est que cette photo horrible?!!
Une maison hantée ??
Une vieille attraction de Disney??

Et non c'est "les foufounes electriques"...Sous ce nom hilarant se
cache le plus vieux des bars montréalais. Jadis théâtre de discussions et de révoltes culturelles, les Foufs ont vu grandir des pionniers de l'alterno québécois comme Grim Skunk, Groovy Aardvark et Overbass(euh..connais pas!), et ont accueilli des artistes internationaux tels que Nirvana, Hole et les Smashing Pumpkins avant même qu'ils
ne deviennent connus. Je n'ai pas encore tester!!Un jour peut etre...

Qui dit bar dit alcool...et donc bières...quelle transition!Je vais donc vous parler de bière dans cette épisode 16! Mais pourquoi parler de bière au Québec?
Tout simplement car les Canadiens, avec 68 litres par ans (trois fois plus que les français), sont les deuxièmes consommateurs de bière au monde derrière les allemands.
Guère de spectacles ou d'événements sportifs sans un commanditaire (ici on ne dit pas sponsor!) brassicole.Le temple du hockey à Montréal (dites Aréna et non stade!)
portaient meme le nom de centre Molson, d'après la marque la plus ancienne au Québec.
Les bières importées ne repésentent que 2%, autant que les
micro-brasseries québécoises.
La plus célèbre: Unibroue, dont le vice président ambassadeur est Robert Charlebois...

Petit détail aussi: Au Québec on vous vendra toujours les bouteilles d'alcool dans un sac en papier car il est interdit de montrer les marques d'alcool sur la voie publique!
Et on ne rigole pas avec la loi!

Qui dit alcool dit aussi blague salace...Allez pour toi je t'en raconte une
petite québécoise!
Pourquoi le castor a t-il la queue plate?
car il s'est fait sucer par un canard...
je t'avais prévenu que c'était salace!

Je savais que ce blog serai eclectique!J'ai quand meme réussi a vous
parler de bière après graham Bell!

# Posté le mardi 10 mai 2005 22:26

Modifié le mercredi 11 mai 2005 18:31

Episode 15...

Episode 15...
Je te vois froncer les sourcils derrière ton pc!
Mais qu'est ce que c'est que cette photo?? Qui c'est celui là?
Le père noel québécois??? Un homme politique??? Un personnage historique???!
Tu aimes le suspense jeune internaute??!!Tu en redemandes?

Je ne te fais pas attendre plus longtemps...Il s'agit de Graham Bell...
Et là je sens que tu n'oses pas le dire mais que tu le penses très fort "Mais pourquoi Graham Bell?"

Tout simplement car j'ai un épisode de retard et qu'il ne faut pas que j'annule cet épisode 15 par fainéantise! En attendant les paysages magnifiques il faut bien meubler...et rien de tel qu'un épisode historique pour combler le vide!

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours cru que le canada était le pays qui avait vu naitre le téléphone ou du moins son inventeur. Ce mythe fut bien ancré dans mon esprit jusqu'à cette soirée du 1 mai 2005. Comment oublier ce moment où j'ai découvert sur mon écran d'ordinateur la terrible vérité...
Non Graham Bell n'est pas canadien bien qu'il y ait vécu quelques temps...

Dès le début, le Canada et les États-Unis ont essayé de s'approprier l'invention du téléphone. En pratique, Bell a vécu quelques mois seulement au Canada entre août 1870 et avril 1871, avant d'y revenir tous les étés jusqu'en 1876. Bell lui- même, appelé à départager les deux pays, a tranché à la manière de Salomon: "Le téléphone a été conçu à Brantford et il est né à Boston". Mais dès que l'on quitte le domaine anecdotique pour se pencher sur les conditions de l'invention et, surtout, sur
son expansion commerciale, il est indéniable que la téléphonie est une invention américaine. Cet acte de naissance pèsera d'ailleurs de tout son poids sur les débuts de la téléphonie canadienne en y imprimant avec force l'axe nord-sud.


Bell, Alexander Graham (1847-1922), inventeur et physicien américain d'origine anglaise,
enseignant auprès de personnes malentendantes, célèbre pour son invention du téléphone.

Né à Édimbourg (Écosse), Bell fait ses études aux universités d'Édimbourg et de Londres.
Il émigre au Canada en 1870 et aux États-Unis en 1871. Aux États-Unis, il enseigne aux
sourds-muets le langage de la « parole visible ». Ce système, développé par son père,
un éducateur écossais du nom d'Alexander Melville Bell, montre comment les lèvres, la
langue et la gorge sont utilisées dans l'articulation du son. En 1872, Bell fonde une
école pour les malentendants à Boston (Massachusetts). L'école est ensuite rattachée à
l'université de Boston, où Bell est nommé professeur de physiologie vocale. Il est
naturalisé américain en 1882.

Dès l'âge de dix-huit ans, Bell s'est intéressé à l'idée de transmettre la parole. En 1874,
alors qu'il travaille sur un télégraphe multiple, il aboutit à l'invention du téléphone.
En 1876, l'inventeur américain Graham Bell met au point le premier téléphone.
Ce prototype se compose d'une bobine de fil électrique, d'un bras magnétique et d'une
membrane tendue. Les vibrations sonores se propagent dans la membrane, qui les retransmet au bras magnétique. Le mouvement de l'aimant induit alors une variation de l'intensité du courant dans la bobine. Ce signal électrique peut être ensuite recodé en signal auditif à 'aide d'un dispositif complémentaire, situé à l'autre extrémité de la ligne.

Ses expériences avec son assistant Thomas Watson sont finalement couronnées de succès le 10 mars 1876, lorsqu'est transmise la première phrase complète : « Watson, venez ici, j'ai besoin de vous. » D'autres démonstrations, en particulier celle de 1876 pour l'Exposition du centenaire de l'indépendance des États-Unis à Philadelphie (Pennsylvanie), présentent le téléphone au monde et conduisent à la création de la Compagnie du téléphone Bell, en 1877.

Voila j'ai découvert un truc...j' espère que vous mourrez un peu moins idiot ce soir...
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# Posté le mardi 03 mai 2005 22:23

Patience...

Patience...
Bip Bip Bip!!!!
J'ouvre les yeux...premier choc!
Tel un petit hérisson devant les phares d'une voiture, j'ai le réflexe de me recroqueviller, sous la couette pays des rêves et des aventures imaginaires...Mais je suis vite ramenée à la réalité par la lumière blafarde de l'écran de mon réveil, qui me sert accessoirement de portable la journée...
06H30...3 Mai...second choc!! 3 MAI!!! "christ de bean que le temps passe vite!"

Et oui le temps passe très vite...trop vite! D'ailleurs les vacances arrivent à grand pas...le 21 Mai prochain: départ pour New York puis l'arrière pays Québécois pour terminer en apothéose avec les chutes du Niagara...
Alors voilà un programme comme cela ça s'organise bien sur! C'est pourquoi les week end sont bien chargés en ce moment!
Et qui dit voyage dit forcèment budget...et donc économie!
Pour l'instant économie oblige on se contente des petits musées montréalais (gratuit pour certain!) comme sur la photole musée des beaux arts!

Tout ce barratin pour vous faire patienter un peu jusque fin Mai...
Avant les magnifiques paysages et les petites anecdotes...
J'ai hate!!!!New York nous voila!!

# Posté le mardi 03 mai 2005 22:19

félix leclerc

Voici un texte de Félix Leclerc (extrait d'un livre donc je n'ai pas fait de copié/collé! donc j'espère que ça vous plaira!)
L'histoire du Québec selon Félix Leclerc

"Mon histoire du Québec

1920
Une image classique de nos petites villes:dominant la Vallée, quarante bonns maisons anglaises sous les arbres, avec golf, haies, parcs, voitures, jardins, ecuries, chevaux de race, le fief des patrons.
Au fond, la petite usine avec haute cheminée et sifflet.
Et descendant à droite vers les marécages, mille taudis collés les uns sur les autres, où s'entassent pele-mele sous les cordes à linge des ouvriers de la boite à lunch, qui, sans union, ni protection, ni moyens de transport, ni congés maladie, ni normes de sécurité, ni salaires garantis, les poumons pleins de colle, vont à pied, faire marcher l'usine qui rapporte des fortunes à des étrangers jamais vus.

1930
Je débarque à Ottawa pour la premiere fois, à l'université, bilingue en-dedans de la cloture anglaise l'autre bord dirigée par les Obats qui donnent avec compétence un cours classique en français. Sa légendaire bataille pour rester bilingue fait toujours partie du quotidien.

1935
J'arrive à Québec, une autre capitale, française celle-là, avce de l'humour jusqu'au bout des ongles. Annonceur à la radio j'ouvre le poste avec "god save the king" et je le ferme avec "god save the king".
Pour qui?
Pour quarante familles anglaises sur deux cent mille françaises, au cas où...
La lecture des nouvelles se fait dans les deux langues, au cas où...
Etiquetage en anglais seulement, sur la monnaie, les menus, les chèques, les timbres, les panneaux, les traverses à niveau, l'Union Jack sur les édifices publics,
les ouvriers poinconnent en anglais, Trois Rivières s'appelle Three rivers sur les billets de chemin de fer et notre aviation commerciale, Trans-Canada Air Lines et l'autre, Royal Canadian Air Force.

1940
J'arrive à Montréal.C'est la guerre mondiale.
"Speak White, there's a war going on", se fait-on dire par des commerçants qui accrochent dans leurs vitrines; "Business as usual".
A chaque six mois, le grand Churchill en personne vient chercher ses sacs "d'efforts de guerre"! Pas de conscription? Mais oui une conscription; des barges pleines de soldats canadiens français débarquent à Dieppe.
Ils ont cet honneur, c'est une boucherie sans nom. Dans le meme temps, des recrues d'outre-mer viennent discrètement ici apprendre le maniement des armes.

1950
J'ai la joie d'aller aux études à Paris.
Le petit lycée s'apelle "les trois baudets". Dans ma classe, il y a a Francis Blanche, Pierre Dac, Boris Vian, Fernand Raynaud et Raymond Devos. Je découvre mes racines, la liberté, la France et j'ai le meme choc que l'Anglais de Toronto qui voit Londres pour la première fois.

1953
Reçu de C.A.P.A.C un chèque de 4,68 dollars pour quatre années de droits d'auteur...

1960
Commencement de la révolution tranquille.
Etatisation de l'électricité: Shawinigan Water and Power devient Hydro Québec, catstrophe prédisent les journaux anglais, contrariés de nous voir nous occuper de nos affaires. Naissance du parti québécois, le cauchemar des anglais.

1970
Nos événements d'octobre.
Quatre cent cinquante des notres sont questionnés dans la nuit, par une police d'abord canadienne qui sait fort bien où se cachent les coupables.
Mesures de guerre. L'armée arrive. Ottawa mele pernicieusement le P.Q avec le F.L.Q. On nous fait peur avec l'écoute electronique, on ouvre le courrier, on perquisitionne, on vole des listes de noms on fait semblant de trouver de la dynamite,le code "checkmate" de la G.R.C fait des enquetes illégales,toujours
bénies par nos tribunaux. La brink's simule une fuite éperdue sur les routes avec tout l'argent du Québec, bluff monumental: ses camions blindés sont vides.

1976
L'histoire sort son grand soleil de fete!
En force, blayant tout, un ouragan, un rz de marée, le Parti Québecois prend la tete du gouvernement, hier valet. Stupeur et effroi chez les anglais.
"Knock outés" ils découvrent qu'ils sont minoritaires ici.
Voyant des bombes partout, ils déménagenr en vitesse vers Toronto.
Le géant est réveillé. Il s'étire et dit: "excuse moi, j'ai dormi" Et il commence à déranger. La loi 101 fait du français notre seule langue officielle.
Mais réjouissance prématurée:la cour sublime, sept grands vieux qui coutent cher, bordés d'hermine et de rentes, nous rappele que le français ne doit pas etre la seule langue au Québec, mais l'anglais aussi. Laissons ces comédies, ces
comédiens, ces jeux de textes et de passions.

1978
On se fait dire partout: "Vous etes bien au Québec, vous parlez français, vous etes chez vous, heureux, que voulez vous de plus, pourquoi changer?
Réponse: la loi 101
les caisses populaires
les caisses de dépot et de placement
l'Hydro Québec
Sidbec
la victoire des gens de l'air
les syndicats québecois la saint jean, nos erreurs, nos tentatives, nos films, chansons, pièces, livres, peintures, et ce furieux besoin de créer,de crier la joie qui déborde ici ne nous vient pas du fédéral.
Tout ce qu'on a, on ne le doit qu'à nous seuls, y compris nos bourses au conseil des Arts, puisée dans nos poches. Nos droits sont des arrachements pouce par pouce, une vigilance de tous les instants. Un moment d'inattention et c'est le retour aux années des porteurs d'eau, suivies de punitions. Hier encore au fédéral, on parlait de nous comme d'une minorité grecque arrivée il y a vingt ans. Devant un ottawa buté, ennuyé, distrait, le fossé s'élargit chaque jour d'avantage.

1980
nous voila rendu à la veille du référendum.
Les anglais et les riches (qui ne veulent pas de changement) voteront non et les mendiants aussi par attachement à leur douce chaine.
Mais les autres comment les effrayer?
L'armée a l'intention de traverser la province en attachant des casseroles à ses jeeps pour faire des flammèches...
La fin du monde, économie zéro, dislocation, catastrophe du siècle, voilà les arguments, bataille des plaines d'Abraham en pire, brisure du grand pays, regrets, larmes de crocodiles, amandes honorables, promesses:
"Si on vous a offensés, pardonnez -nous!", fleurs, embrassades, accolades, une pétition de huit cent mille noms, nous suppliant de rester dans le Canada.
Les vieux scénarii déployés par les maitresdu chantage ou qu'ils soient dans le monde,
"Parlons d'avenir, pensons avenir, demain l'avenir, oublions le passé, donnons nous la main, embrassons nous..."
Avec par dessus, quelques percutants petits mensonges et des boo boo boo qui font peur aux vieux voteurs, le fédéral gagne de justesse, sans joie, matin de deuil!
les rues sont désertes, les vainqueurs se cachent...

1982

A l'ecole de l'expérience, nous commençons à controler la peur (notre chère ennemie séculaire) comme on controle un explosif.
Et nous apprendrons qu'à gros salaire va grosse fidélité, que la soumission en limousine est supportable, voire sportive! Nous, c'est debout maintenant.
Que le Parti Québécois gagne ou perde les prochaines elections est négligeable.
Dorénavant tous les partis devront etre québécois.
On lit, joue, pense, travaille, mange, écrit et rit en français de plus en plus.
Et on vient de loin pour le vérifier, meme d'Ottawa!
Que pense Toronto de cette situation qui draine vers elle cerveaux, contrats et capitaux?
"No comment", tant que ca paye!"
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# Posté le mercredi 27 avril 2005 07:46